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- Dominique Cuvillier - Consultant, essayiste
- jeudi, 15 janvier 2026
Le dernier Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas qui a fermé ses portes le 9 janvier dernier a dévoilé une tripotée de lunettes connectées sans réussir à convaincre tout à fait les futurs potentiels porteurs… Pour citer 01net, le média spécialisé dans les nouvelles technologies : « Lunettes partout, révolution nulle part. »
En effet, comme avec les robots humanoïdes qui se veulent des compagnons — limités et maladroits ! — du quotidien, les lunettes connectées sortent difficilement de leur posture gadget. Sur ce marché, la liste d’acteurs et de produits est longue et non exhaustive : Amazon Echo Frame, Vuzix Next Generation, Focals North, Huawei Gentle Monster Eyewear II, Prudensee, Samsung Galaxy Glass, ROG XReal R1, Oakley Meta HSTN ou encore IXI (« les lunettes progressives du futur qui font l’autofocus toutes seules » encore à l'état de prototype, on s’en doute, mais la société finlandaise IXI promet une commercialisation en 2027…) Des promesses, encore des promesses, toujours des promesses qui tardent à ouvrir la voie à un vrai marché grand public même avec des prix attractifs, entre 300 et 1 200 euros, selon le modèle. En précisant que nombre de ces lunettes ne sont pas encore commercialisées en France…
Face à une offre tant pléthorique qu’élastique, de nombreux commentateurs constatent qu’une paire de lunettes connectées semble sortir du lot : les Ray-Ban Meta d’EssilorLuxottica lancée en 2023. Au dernier CES, le géant de l’optique-lunetterie a présenté une nouvelle version baptisée "Display" gonflée à l’IA pour vivre une expérience visuelle la plus performante possible grâce à un nouveau gadget le "Neural Band", un bracelet connecté associé aux lunettes pour naviguer du bout des doigts sur les mondes réels et virtuels. Pas sûr que cet accessoire supplémentaire attrape-geek arrive à convaincre des porteurs de lunettes lambda qui cherchent à s’alléger plutôt qu’à s’encombrer. Être connecté n’implique pas se (sur)charger de technologies.
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- Maher Kassab - PDG de Gallileo Business Consulting
- jeudi, 08 janvier 2026
La question de la quête de sens au travail se pose dans tous les secteurs d’activité. La profession d’opticien n’y échappe pas plus que les autres, et c’est pourquoi, dans notre baromètre annuel, nous avons interrogé pour la première fois les futurs diplômés en optique sur ce point. De toute évidence, au vu des réponses des 338 étudiants issus de différents cursus en optique (interrogés en octobre-novembre 2025), il faut que leur travail ait du sens pour qu’ils s’engagent pleinement dans leur métier au quotidien. Concrètement, comment les aspirations des nouvelles générations se traduisent-elles dans leur vie professionnelle ? Aux yeux des opticien.nes en devenir, plusieurs dimensions contribuent à faire de l’optique « un métier qui a du sens » :
- C’est un métier de soin / santé visuelle (pour 56 % des répondants)
- C’est un métier de savoir-faire / compétences techniques (52 %)
- C’est un métier qui place l’humain au cœur de l’activité (51 %)
- C’est un métier en constante évolution (ex : technologies, matériaux, tendances, techniques de vente...) (40 %)
- C’est un métier concret / utile, avec des résultats visibles (37 %)
Dans les opportunités professionnelles et les trajectoires d’évolution proposées aux diplômés en optique, il est donc essentiel pour les enseignes et les points de vente indépendants de se positionner sur ces différentes dimensions : c’est un prérequis pour répondre aux aspirations des diplômés et se mettre en capacité d’attirer et fidéliser les meilleurs talents.
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- INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
- vendredi, 28 novembre 2025
Auréolée du prestigieux titre de Meilleur Ouvrier de France (MOF), qui lui a apporté une vraie reconnaissance dans le monde de l'optique, Bérengère Evain a de l’or dans les mains. Opticienne de formation, elle cultive désormais une approche artisanale de la lunetterie sur-mesure dans son propre atelier. Au micro d’Inès Philippart, animatrice du podcast Chamoisines, elle raconte son parcours...

- INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
- vendredi, 28 novembre 2025
Isabelle Huard a deux passions : l’art(isanat) et les lunettes. Sa marque de bijoux - GolaRossa - réunit les deux. Comment ? En réutilisant des chutes de matière première entrant dans la fabrication des binocles. Boucles d'oreilles, chaines de lunettes…, tout est fait à la main dans son atelier à La Réunion. Un parcours inspirant à découvrir au micro de notre partenaire Chamoisines, le podcast d’Inès Philippart…

- MAXIME BALOUZAT - OPTI'MISTE TV
- mardi, 25 novembre 2025
Dans le cadre d'un partenariat avec Opti'Miste TV, la chaîne YouTube dédiée au secteur de l'optique animée par Maxime Balouzat, la rédaction de Fréquence Optic sélectionne régulièrement pour vous quelques extraits de différentes vidéos. Aujourd'hui, la parole est à l’opticien Pierre Murat, fondateur de Fideliz…
- MAXIME BALOUZAT - OPTI'MISTE TV
- mardi, 25 novembre 2025
Dans le cadre d'un partenariat avec Opti'Miste TV, la chaîne YouTube dédiée au secteur de l'optique animée par Maxime Balouzat, la rédaction de Fréquence Optic sélectionne régulièrement pour vous quelques extraits de différentes vidéos. Aujourd'hui, échange avec le Dr Vincent Dedes, qui préside le Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF).
- Maher Kassab - PDG de Gallileo Business Consulting
- mardi, 18 novembre 2025
C’est un résultat fort de l’édition 2025 de notre baromètre auprès des futurs diplômés en optique : l’engagement social et environnemental des enseignes est un facteur d’attractivité pour y travailler. Cela est exprimé par plus de 4 étudiants interrogés sur 5*. En particulier, les futurs diplômés en optique se montrent sensibles aux dimensions suivantes de l’engagement des enseignes :
- L’accès aux soins pour tous / la santé visuelle des personnes en précarité (88 %)
- L’offre de produits Origine France Garantie (87 %)
- Le recyclage / la réparabilité / la seconde vie des lunettes (84 %)
- L’offre de produits éco-responsables / éco-conçus – en matières biosourcées, recyclées (78 %)
La « quête de sens » au travail est donc clairement de plus en plus forte chez les nouvelles générations. Dans ce contexte, se positionner et définir clairement les axes de son engagement social et environnemental est devenu un enjeu essentiel pour les enseignes ainsi que pour les points de vente indépendants, afin de se mettre en capacité d’attirer et fidéliser les meilleurs profils et talents. À charge pour les recruteurs de valoriser et faire connaître leurs engagements maison, par des actions de mise en visibilité et de communication auprès des étudiants (par exemple à travers des actions sur les campus, des événements à destination des étudiants ou encore une communication grand public et sur les réseaux ou au moment du process de recrutement...). Soulignons enfin, car c'est également décisif, que les « valeurs humaines du/des dirigeant(s) » constituent le critère auquel les futurs diplômés accordent le plus d’importance dans la perspective de rejoindre un magasin d’optique pour y commencer leur carrière...
* Baromètre auprès des étudiants en optique réalisé auprès de 338 étudiants issus de différents cursus en optique, interrogés en octobre-novembre 2025, sous la supervision de Céline Lobez, directrice Études.
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- Dominique Cuvillier - Consultant, essayiste
- mardi, 04 novembre 2025
Rappelez-vous, nous étions en 2012 avec l’arrivée des premières lunettes connectées, une révolution technologique à la fois fascinante et intrigante, mais finalement inachevée : un flop commercial. Pour autant l’interaction homme-machine via des lunettes demeure un axe de recherche plus que jamais ancré dans le présent et le futur avec désormais l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) qui permet d’interagir avec l’environnement vu et dans le même temps de proposer des fonctions/actions diverses. Dans mon prochain livre, Les lunettes de Sapiens : la véritable histoire de la vue et des lunettes*, je consacre un chapitre entier à l’IA qui, dans le domaine de l’optique-lunetterie, est en passe de modifier l’usage des lunettes et par extension, le métier des opticiens qui ne doivent pas ignorer ce bond technologique en le cantonnant à un usage récréatif.
L'IA générative, qui utilise des modèles d'apprentissage profond pour analyser de grandes quantités de données et générer du contenu en fonction des instructions données par l’usager, entre en force dans les aides visuelles comme AiSee ou Seekr destinées aux personnes malvoyantes pour "voir" des objets proches, reconnaître des visages, décrire des scènes, se déplacer, traduire, etc., le tout de manière autonome. L’IA est alors un cerveau auxiliaire qui, par apprentissage, peut apporter des réponses adaptées aux personnes malvoyantes et non-voyantes.
Interrogé par Sciences & Avenir en juin 2025, Robin Le Gal, cofondateur d'Ezymob, une startup dédiée à la mobilité de tous les publics, constate que « l'IA permet de reproduire tous les traitements d'images que le cerveau réalise ». Il ajoute que l’utilisation de l’IA facilite ainsi la lecture de sigles et d'enseignes dans la rue. « S'il y a écrit "pharmacie" sur la façade d’un magasin, l’appareil va lire "pharmacie" : une fonctionnalité très attendue par les personnes non-voyantes », selon Robin Le Gal. Pour ne pas laisser le monopole de l’IA aux mains d’acteurs qui ne soient pas des spécialistes de la vente de produits en optique-lunetterie, les opticiens ont intérêt à intégrer ces technologies dans leur offre et ainsi élargir leur champ de compétences. EssilorLuxottica, précurseur avec ses Ray-Ban Meta et Oakley Meta pour voir au-delà de la vue avec des contenus audio et vidéos enrichis à l’IA, devraient les y aider, en attendant que d’autres lunetiers et verriers s’emparent du sujet, en bonne intelligence.
* Publié aux éditions L’Harmattan, en libraires le 6 novembre 2025.
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- Maher Kassab - PDG de Gallileo Business Consulting
- jeudi, 04 septembre 2025
Nos enquêtes exclusives le montrent : les attentes des porteurs de lunettes sont en train d’évoluer. Au-delà de la qualité des conseils de l’opticien et de ses produits, qui constituent évidemment le socle d’une expérience-client réussie, les consommateurs accordent désormais une importance croissante à l’engagement environnemental et sociétal des enseignes qu’ils choisissent. Pour plus de 50 % des porteurs (étude « Les Français et l’optique » réalisée auprès de 5 000 porteurs de lunettes en juin 2025 ayant fait un achat optique dans les douze derniers mois), quatre critères ressortent particulièrement, considérés comme très ou assez importants à leurs yeux :
- Une offre de produits certifiés/labellisés (60 %)
- Une collecte des produits pour leur donner une seconde vie (57 %)
- Une offre de produits éco-responsables (53 %)
- Une offre de produits locaux (53 %)
De nouvelles exigences se dessinent donc chez les clients et les opticiens ont tout intérêt à mettre en place un écosystème vertueux qui coche tout ou partie de ces attentes conso grandissantes. Quand les opticiens répondent à l’un et/ou à l’autre des critères cités plus haut, ils doivent aussi les valoriser auprès de leur clientèle, communiquer concrètement sur les formes que prend leur engagement. Se positionner en matière d’engagement environnemental et sociétal semble désormais incontournable, et le faire-savoir au cours du processus de vente répond maintenant à une demande de la clientèle.
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