Maher Kassab
"Un métier qui a du sens", ça veut dire quoi pour les futurs opticiens ?
- jeudi, 08 janvier 2026
La question de la quête de sens au travail se pose dans tous les secteurs d’activité. La profession d’opticien n’y échappe pas plus que les autres, et c’est pourquoi, dans notre baromètre annuel, nous avons interrogé pour la première fois les futurs diplômés en optique sur ce point. De toute évidence, au vu des réponses des 338 étudiants issus de différents cursus en optique (interrogés en octobre-novembre 2025), il faut que leur travail ait du sens pour qu’ils s’engagent pleinement dans leur métier au quotidien. Concrètement, comment les aspirations des nouvelles générations se traduisent-elles dans leur vie professionnelle ? Aux yeux des opticien.nes en devenir, plusieurs dimensions contribuent à faire de l’optique « un métier qui a du sens » :
- C’est un métier de soin / santé visuelle (pour 56 % des répondants)
- C’est un métier de savoir-faire / compétences techniques (52 %)
- C’est un métier qui place l’humain au cœur de l’activité (51 %)
- C’est un métier en constante évolution (ex : technologies, matériaux, tendances, techniques de vente...) (40 %)
- C’est un métier concret / utile, avec des résultats visibles (37 %)
Dans les opportunités professionnelles et les trajectoires d’évolution proposées aux diplômés en optique, il est donc essentiel pour les enseignes et les points de vente indépendants de se positionner sur ces différentes dimensions : c’est un prérequis pour répondre aux aspirations des diplômés et se mettre en capacité d’attirer et fidéliser les meilleurs talents.
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Marque employeur : l’engagement social et environnemental, un levier-clé pour attirer les futurs diplômés ?
- mardi, 18 novembre 2025
C’est un résultat fort de l’édition 2025 de notre baromètre auprès des futurs diplômés en optique : l’engagement social et environnemental des enseignes est un facteur d’attractivité pour y travailler. Cela est exprimé par plus de 4 étudiants interrogés sur 5*. En particulier, les futurs diplômés en optique se montrent sensibles aux dimensions suivantes de l’engagement des enseignes :
- L’accès aux soins pour tous / la santé visuelle des personnes en précarité (88 %)
- L’offre de produits Origine France Garantie (87 %)
- Le recyclage / la réparabilité / la seconde vie des lunettes (84 %)
- L’offre de produits éco-responsables / éco-conçus – en matières biosourcées, recyclées (78 %)
La « quête de sens » au travail est donc clairement de plus en plus forte chez les nouvelles générations. Dans ce contexte, se positionner et définir clairement les axes de son engagement social et environnemental est devenu un enjeu essentiel pour les enseignes ainsi que pour les points de vente indépendants, afin de se mettre en capacité d’attirer et fidéliser les meilleurs profils et talents. À charge pour les recruteurs de valoriser et faire connaître leurs engagements maison, par des actions de mise en visibilité et de communication auprès des étudiants (par exemple à travers des actions sur les campus, des événements à destination des étudiants ou encore une communication grand public et sur les réseaux ou au moment du process de recrutement...). Soulignons enfin, car c'est également décisif, que les « valeurs humaines du/des dirigeant(s) » constituent le critère auquel les futurs diplômés accordent le plus d’importance dans la perspective de rejoindre un magasin d’optique pour y commencer leur carrière...
* Baromètre auprès des étudiants en optique réalisé auprès de 338 étudiants issus de différents cursus en optique, interrogés en octobre-novembre 2025, sous la supervision de Céline Lobez, directrice Études.
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Les clients attendent plus d’éco-responsabilité de la part des opticiens
- jeudi, 04 septembre 2025
Nos enquêtes exclusives le montrent : les attentes des porteurs de lunettes sont en train d’évoluer. Au-delà de la qualité des conseils de l’opticien et de ses produits, qui constituent évidemment le socle d’une expérience-client réussie, les consommateurs accordent désormais une importance croissante à l’engagement environnemental et sociétal des enseignes qu’ils choisissent. Pour plus de 50 % des porteurs (étude « Les Français et l’optique » réalisée auprès de 5 000 porteurs de lunettes en juin 2025 ayant fait un achat optique dans les douze derniers mois), quatre critères ressortent particulièrement, considérés comme très ou assez importants à leurs yeux :
- Une offre de produits certifiés/labellisés (60 %)
- Une collecte des produits pour leur donner une seconde vie (57 %)
- Une offre de produits éco-responsables (53 %)
- Une offre de produits locaux (53 %)
De nouvelles exigences se dessinent donc chez les clients et les opticiens ont tout intérêt à mettre en place un écosystème vertueux qui coche tout ou partie de ces attentes conso grandissantes. Quand les opticiens répondent à l’un et/ou à l’autre des critères cités plus haut, ils doivent aussi les valoriser auprès de leur clientèle, communiquer concrètement sur les formes que prend leur engagement. Se positionner en matière d’engagement environnemental et sociétal semble désormais incontournable, et le faire-savoir au cours du processus de vente répond maintenant à une demande de la clientèle.
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"Avec la freination de la myopie, l’opticien peut consolider son rôle et ses ventes"
- mercredi, 19 mars 2025
Aujourd’hui je vous propose d’évoquer le sujet toujours plus médiatisé, et à raison, de la freination de la myopie infantile. Redisons-le, c’est une véritable innovation sur le marché, une avancée comme il n’y en avait plus eu depuis des années. Verres ou lentilles de contact, ces nouvelles solutions nous font changer de paradigme : on passe d’équipements de correction à des dispositifs désormais thérapeutiques. Lentement mais sûrement, le grand public prend connaissance de l’existence de ces produits novateurs : près de 30 % des consommateurs en ont ainsi entendu parler, donc 19 % par leur ophtalmo et/ou 16 % par leur opticien. Et 84 % de ceux ayant un enfant myope attendent de leur prescripteur qu’il soit force de proposition sur le sujet. Autant dire que le plébiscite, côté public, est assez massif. Sensibilisés par les industriels et leurs pairs, les médecins s’emparent de plus en plus de cette problématique : 92 % des ophtas font désormais part de leur volonté de s’impliquer davantage sur ce créneau. On peut donc penser qu’à partir du moment où ils seront véritablement convaincus par les produits et, par ricochet, proactifs en termes de prescription, ce segment (verres et/ou contactologie) de la freination myopique verra alors le taux d’équipement grimper. Pour l’instant, on observe que d’un ophta à l’autre, la patientèle équipée varie de 1 à 5. Très marqué à l’heure qu’il est, ce différentiel devrait probablement s’atténuer à mesure de l’investissement général des ophtalmologistes. Et les opticiens ? De toute évidence, eux aussi ont une carte à jouer : la profession doit bien avoir en tête que les parents sont très demandeurs d’informations. 85 % d’entre eux souhaiteraient vivement que l’opticien fasse de la pédagogie sur ce sujet. Autrement dit, il y a là pour les opticiens une occasion en or d’asseoir un peu plus encore leur positionnement de professionnel de la santé visuelle. Si le segment de la freination de la myopie infantile est donc appelé à devenir un levier de croissance important dans l’avenir, il peut surtout conforter leur rôle-pivot au sein des 3 "O".
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