Blogs

- Dominique Cuvillier - Consultant, essayiste
- vendredi, 10 juillet 2026
Il y a 25 ans, la canadienne Noémie Klein publiait No Logo, la tyrannie des marques*, un brûlot anticapitaliste inscrit dans la mouvance altermondialiste initiée dix ans plus tôt qui combattait les abus de la publicité et les pratiques des multinationales portant atteinte au droit du travail, de l’homme et de l’environnement. Sans être foncièrement datée, cette charge, salutaire d’une certaine façon pour une prise de conscience de tout un chacun, a fait bouger les lignes… à la marge ! Une marque incarnée par un logo est un repère distinctif comme une pièce d’identité pour un individu ; le supprimer nous entraîne dans un effacement non distinctif, un anonymat subi. Si on ne peut pas comparer le branding des marques au branding des individus (qui s’impose néanmoins dans le monde du travail et de l’intime), l’objectif est le même : se faire voir, démontrer sa ou ses différences, prendre la vedette pour être choisi. Ou prendre la lumière comme on dit au cinéma ; en effet, la différence entre un acteur ou une actrice et une star tient dans cette magie attractive de personnalités charismatiques dont l’influence et le pouvoir de séduction sont inspirants. Il en est de même pour les marques. Sauf pour les consommateurs en mal d’anonymat qui ignorent cet exhibitionnisme et se rabattent sur les marques de distributeurs vantées par les résistants au branding.
Dans le secteur de l’optique-lunetterie, Krys, Optic 2000, Atol, Générale d’Optique, Optical Center, etc., n’affichent pas de logo visible, revendiquant volontairement leur statut de marque de distributeur anonymisées. À l’exception d’Alain Afflelou qui, en 2014, crée sa griffe Afflelou Paris et l’expose bien visible sur les branches des montures optiques et solaires. Une signature qui ne se réduit pas à un alibi marketing mais reflète l’attractivité et la puissance de la marque, une aura que souhaite exhiber des porteurs convaincus. Un ressort commercial bien compris et exploité par les marques de mode et d’accessoires, de luxe en particulier. Équipement médical de correction visuelle, une paire de lunettes est un objet stylistique qui se conforme aux tendances, un point de vue partagé, entre autres, par les jeunes générations pour qui les marques sont un symbole d’appartenance, de représentation, d’engagement social et écologique dont le logo doit être un manifeste. Loin de la posture - surannée - de Noémie Klein, les jeunes consommateurs ne voient pas les logos comme un embrigadement capitaliste ; ils sont la garantie d’une reconnaissance de leur choix de consommation éclairée et non pas aveuglée par des entreprises bassement mercantiles : celles-ci se font "massacrer" sur les réseaux sociaux si d’aventure... Pour les marques distinguées par leur intégrité, le branding actuel n’est pas l’apposition d’un simple logo faisant office de blanc-seing, mais bien l'incarnation des valeurs éthiques de l’entreprise.
* Publié en janvier 2000 sous le titre Taking Aim At The Brand Bullies chez Alfred A. Knopf, Toronto, puis en 2001 chez Leméac/Actes Sud pour la traduction française.
Pour recevoir les dernières infos, inscrivez-vous à notre newsletter
- Maher Kassab - PDG de Gallileo Business Consulting
- lundi, 06 juillet 2026
Alors que le marché des lentilles de contact reste un levier de croissance pour les magasins d’optique, une large partie des opticiens continue de ne pas proposer l’adaptation en magasin. Issu de nos études, le graphique ci-dessous met en lumière une réalité souvent méconnue : les freins sont avant tout structurels et organisationnels, bien plus que commerciaux.
- MAXIME BALOUZAT - OPTI'MISTE TV
- vendredi, 12 juin 2026
Dans le cadre d'un partenariat avec Opti'Miste TV, la chaîne YouTube dédiée au secteur de l'optique animée par Maxime Balouzat, la rédaction de Fréquence Optic sélectionne régulièrement pour vous quelques extraits de différentes vidéos. Aujourd'hui, lumière sur Bernard Galan, passé notamment par Luxottica et Rodenstock et aujourd’hui consultant pour une centrale, qui partage ici ses quarante ans d'expérience, notamment à l’international…
- MAXIME BALOUZAT - OPTI'MISTE TV
- vendredi, 12 juin 2026
Dans le cadre d'un partenariat avec Opti'Miste TV, la chaîne YouTube dédiée au secteur de l'optique animée par Maxime Balouzat, la rédaction de Fréquence Optic sélectionne régulièrement pour vous quelques extraits de différentes vidéos. Aujourd'hui, la parole est à la toujours enthousiaste Ophélie Vanbremeersch, fondatrice des Lunettes de Zac et militante de l’économie circulaire en optique. Ces dernières années, elle a mis sur pied un business modèle autour du reconditionné dans lequel tout le monde est gagnant : le consommateur, l’opticien… et la planète.
- MAXIME BALOUZAT - OPTI'MISTE TV
- vendredi, 12 juin 2026
Dans le cadre d'un partenariat avec Opti'Miste TV, la chaîne YouTube dédiée au secteur de l'optique animée par Maxime Balouzat, la rédaction de Fréquence Optic sélectionne régulièrement pour vous quelques extraits de différentes vidéos. Aujourd'hui, rencontre avec l’ophtalmo Lydie Waucquier, une sportive déterminée (elle est vice-championne du monde de swimrun !), qui évoque notamment dans ce passage l’importance d’un dialogue constructif et concret entre les 3 "O"…
- Dominique Cuvillier - Consultant, essayiste
- vendredi, 29 mai 2026
Si Ray-Ban a incontestablement ouvert la voie des lunettes connectées, la concurrence fourbit ses armes pour ne pas passer à côté d’un marché estimé à 5,78 milliards de dollars aujourd’hui, et qui devrait dépasser les 20 milliards de dollars en 2033, selon la société d’analyses sectorielles Verified Market Reports. La coréenne Samsung Electronics Co. et l’américaine Google, filiale d'Alphabet Inc., ont dévoilé leurs modèles de lunettes connectées. De concert, elles se sont associées à des lunetiers créateurs à l’expérience reconnue en matière de prescription pour attirer un public sensible au design et en recherche de technologies multimodales embarquées aisément accessibles : Warby Parker et Gentle Monster garantissent que le style passe avant la techno.
Le lancement de ces lunettes connectées, dopées à l’IA évidemment, est prévu à l'automne à un prix non encore précisé qui devrait être supérieur aux lunettes connectées du géant chinois Blacksheep, un opticien en ligne à prix très très bas qui « ambitionne de devenir le Shein de la lunette » et propose une monture connectée à moins de 50 euros, contre une moyenne de 300 euros affichés par ses compétiteurs. Dans un article récent de 01net.com, le journaliste Florian Bayard les a testées ; il s’attendait « à une expérience résolument low cost », or il a constaté que ces « lunettes se sont finalement montrées impressionnantes sur de nombreux points, notamment celui de la traduction par IA, en dépit de leurs inévitables limitations. Les restrictions budgétaires se sont surtout fait sentir du côté du hardware, comme l’appareil photo et les haut-parleurs. » Ce n’est pas la panacée, mais à ce prix-là, les lunettes connectées Blacksheep devraient séduire des porteurs pas trop sourcilleux, amateurs de gadgets ludiques. En attendant 2027 où de nouveaux acteurs s’annoncent : Apple, en retard sur le sujet, qui peaufine sa copie avec des lunettes connectées design dans la veine de son iPhone au succès planétaire. Mais aussi Gucci avec Google, un appariement de luxe confirmé par Luca de Meo, le PDG du groupe Kering qui entend secouer la griffe italienne en perte de vitesse. Chez Apple comme chez Gucci, là encore, le style passe avant la techno pour gagner la bataille de l’IA.
Pour recevoir les dernières infos, inscrivez-vous à notre newsletter
- INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
- mercredi, 27 mai 2026
La grande passion de l’opticien Thibaud Syre, c’est la contactologie. Il évolue au sein du magasin familial (son père aussi est spécialisé dans les lentilles de spécialité) avec une expertise en lentilles sclérales et en ortho-kératologie. Dans l’épisode de Chamoisines qu’Inès Philippart lui a consacré, on parle de transmission et d'évolution de l'adaptation en lentilles.

- INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
- mercredi, 27 mai 2026
En ophtalmologie pédiatrique, le nom du Pr Brémond-Gignac est bien connu. Cheffe de service d’Ophtalmologie de l’Hôpital Universitaire Necker Enfants malades à Paris, elle coordonne aussi le Centre de Référence de Maladies Rares. Son parcours, sa pratique, ses autres activités en parallèle..., elle se raconte au micro de notre partenaire Chamoisines, l’émission animée par Inès Philippart.

- INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
- mercredi, 27 mai 2026
L’opticien Ronan Combalbert a des spécialisations en optométrie et en contactologie. Mais il est aussi, autre corde à son arc, le créateur de la marque de lunettes Albert Duval. Il se confie au micro de notre partenaire Inès Philippart, dans son émission Chamoisines.






