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Blogs

Lunettes connectées : gagner la bataille de l’IA passe par le style (avant la techno)

Dominique Cuvillier - Consultant, essayiste
vendredi, 29 mai 2026

Si Ray-Ban a incontestablement ouvert la voie des lunettes connectées, la concurrence fourbit ses armes pour ne pas passer à côté d’un marché estimé à 5,78 milliards de dollars aujourd’hui, et qui devrait dépasser les 20 milliards de dollars en 2033, selon la société d’analyses sectorielles Verified Market Reports. La coréenne Samsung Electronics Co. et l’américaine Google, filiale d'Alphabet Inc., ont dévoilé leurs modèles de lunettes connectées. De concert, elles se sont associées à des lunetiers créateurs à l’expérience reconnue en matière de prescription pour attirer un public sensible au design et en recherche de technologies multimodales embarquées aisément accessibles : Warby Parker et Gentle Monster garantissent que le style passe avant la techno. 

Le lancement de ces lunettes connectées, dopées à l’IA évidemment, est prévu à l'automne à un prix non encore précisé qui devrait être supérieur aux lunettes connectées du géant chinois Blacksheep, un opticien en ligne à prix très très bas qui « ambitionne de devenir le Shein de la lunette » et propose une monture connectée à moins de 50 euros, contre une moyenne de 300 euros affichés par ses compétiteurs. Dans un article récent de 01net.com, le journaliste Florian Bayard les a testées ; il s’attendait « à une expérience résolument low cost », or il a constaté que ces « lunettes se sont finalement montrées impressionnantes sur de nombreux points, notamment celui de la traduction par IA, en dépit de leurs inévitables limitations. Les restrictions budgétaires se sont surtout fait sentir du côté du hardware, comme l’appareil photo et les haut-parleurs. » Ce n’est pas la panacée, mais à ce prix-là, les lunettes connectées Blacksheep devraient séduire des porteurs pas trop sourcilleux, amateurs de gadgets ludiques. En attendant 2027 où de nouveaux acteurs s’annoncent : Apple, en retard sur le sujet, qui peaufine sa copie avec des lunettes connectées design dans la veine de son iPhone au succès planétaire. Mais aussi Gucci avec Google, un appariement de luxe confirmé par Luca de Meo, le PDG du groupe Kering qui entend secouer la griffe italienne en perte de vitesse. Chez Apple comme chez Gucci, là encore, le style passe avant la techno pour gagner la bataille de l’IA. 

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Thibaud Syre : "Être professionnel de santé passe notamment par la contacto"

INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
mercredi, 27 mai 2026

La grande passion de l’opticien Thibaud Syre, c’est la contactologie. Il évolue au sein du magasin familial (son père aussi est spécialisé dans les lentilles de spécialité) avec une expertise en lentilles sclérales et en ortho-kératologie. Dans l’épisode de Chamoisines qu’Inès Philippart lui a consacré, on parle de transmission et d'évolution de l'adaptation en lentilles.

Freination de la myopie : "Chaque dioptrie gagnée compte" (Pr Brémond-Gignac)

INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
mercredi, 27 mai 2026

En ophtalmologie pédiatrique, le nom du Pr Brémond-Gignac est bien connu. Cheffe de service d’Ophtalmologie de l’Hôpital Universitaire Necker Enfants malades à Paris, elle coordonne aussi le Centre de Référence de Maladies Rares. Son parcours, sa pratique, ses autres activités en parallèle..., elle se raconte au micro de notre partenaire Chamoisines, l’émission animée par Inès Philippart.  

Rencontre avec l'opticien créateur de la marque Albert Duval

INÈS PHILIPPART - CHAMOISINES
mercredi, 27 mai 2026

L’opticien Ronan Combalbert a des spécialisations en optométrie et en contactologie. Mais il est aussi, autre corde à son arc, le créateur de la marque de lunettes Albert Duval. Il se confie au micro de notre partenaire Inès Philippart, dans son émission Chamoisines. 

Prise en charge de la myopie infantile : des disparités entre professionnels de santé

Maher Kassab - PDG de Gallileo Business Consulting
mardi, 05 mai 2026

Depuis plus de vingt-cinq ans, les ophtalmologistes participent à nos études - et je les en remercie d’ailleurs vivement - sur bien des sujets de santé visuelle. Leur engagement constant à répondre à nos enquêtes a largement contribué à faire progresser, notamment, la compréhension de la prise en charge de la myopie évolutive. Comme je l’ai déjà évoqué dans plusieurs publications, je considère que la prise en charge de la myopie évolutive chez l’enfant constitue une véritable révolution dans la filière de l’optique. Cette avancée repose à la fois sur l’innovation des industriels — notamment à travers le développement de verres et de solutions thérapeutiques spécifiques — mais aussi sur la mobilisation croissante des ophtalmologistes en France. La démocratisation de ces nouveaux dispositifs repose évidemment en grande partie sur le niveau de leur prescription.  

Si nous disposons aujourd’hui d’un ensemble de solutions capables, à terme, de répondre à ce qui s’apparente de plus en plus à une épidémie mondiale de myopie, nos études mettent toutefois en lumière une réalité d’appropriation plus nuancée sur le terrain. En effet, les pratiques restent encore très hétérogènes, tant chez les ophtalmologistes que chez les opticiens. Du côté des ophtalmologistes, environ un tiers d’entre eux proposent des solutions de freination de la myopie à moins d’un tiers seulement de leurs jeunes patients concernés. Chez les opticiens, on observe également des niveaux d’engagement très variables, certains étant fortement impliqués dans ces nouvelles approches, tandis que d’autres restent encore en retrait. Cette disparité souligne un enjeu majeur : celui de renforcer la collaboration et l’accompagnement de l’ensemble des professionnels de santé visuelle. Il est essentiel de poursuivre collectivement, à l’échelle de la filière, les efforts de formation, de sensibilisation et de diffusion des bonnes pratiques afin d’assurer une prise en charge plus homogène et plus efficace de la myopie évolutive chez l’enfant. 

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Ray-Ban Meta : les opticiens dans la boucle

Dominique Cuvillier - Consultant, essayiste
jeudi, 09 avril 2026

Si les lunettes connectées Ray-Ban Meta sont évidemment compatibles avec des verres correcteurs, leur adaptation est malaisée du fait de leur design conçu pour des verres neutres. Pour convaincre la grande majorité de la population mondiale — 75 % ! — qui nécessite une correction visuelle, l’entreprise de Menlo Park aux États-Unis associée au géant EssilorLuxottica, a développé des lunettes correctrices spécifiques. Baptisées Blayzer Optics et Scriber Optics, ces lunettes intègrent évidemment toute la technologie Meta, mais adoptent un design affiné pour loger des verres correcteurs fins ou épais, selon le degré de correction. Et pour le confort, elles disposent de plaquettes de nez interchangeables, de charnières extensibles et de branches ajustables pour s’adapter à la morphologie de chacun. L’esthétique de ces modèles se veut plus équilibrée et surtout plus discrète pour rassurer des porteurs qui veulent profiter de la connectivité sans passer pour un geek ! 

« En étant les premiers à lancer des lunettes avec IA spécialement conçues pour les personnes portant une correction visuelle, en proposant les fonctionnalités améliorées de Meta AI et en élargissant la distribution, nous franchissons un cap important, dans une dynamique qui entraîne l’ensemble de l'industrie et des millions de nouveaux consommateurs », ont souligné Francesco Milleri et Paul du Saillant, respectivement PDG et DG délégué d'EssilorLuxottica dans un communiqué de presse du 31 mars dernier. Les opticiens devraient apprécier cette approche où leur réticence pour certains à vendre des gadgets technologiques devient, avec les verres correcteurs, un argument de circonstance bienvenu. Elles seront disponibles courant avril en France au prix de 469 euros. 

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L'Europe bloque les lunettes Meta

Dominique Cuvillier - Consultant, essayiste
lundi, 30 mars 2026

« Quel est le seul endroit au monde où vous ne pouvez pas vendre ces lunettes [les Ray-Ban Display] ? L’Union européenne. Pourquoi ? Parce que la batterie n’est pas amovible », a déclaré Andrew Puzder, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne. On peut s’interroger sur l’esprit tatillon de l’Europe arc-boutée sur des réglementations excessives qui bloquent l’innovation au nom d’un protectionnisme tracassier. Le groupe franco-italien EssilorLuxottica propriétaire de la marque Ray-Ban n’a pas souhaité commenter cette incursion hostile de la part de Bruxelles qui avance deux points précis. 

Le premier point : à partir du 18 février 2027, toutes les appareils portables connectés (montres, lunettes, écouteurs, vêtements...) devront être dotés de batteries « facilement remplaçables par les utilisateurs ». Ce qui est un défi technique pour les petits appareils comme les lunettes dont le poids, l’ergonomie et l’efficacité énergétique vont être profondément modifiés, sans parler du design qui va perdre en fluidité esthétique. 

Le second point, les Ray-Ban Display sont dotées de l’IA qui permet le déploiement de fonctionnalités avancées : affichage de notifications, appels vidéo, itinéraires en temps réel, reconnaissance visuelle, navigation assistée, etc. Or le règlement de l'Union, notamment l'AI Act, entré en vigueur le 1ᵉʳ août 2024, qui vise à garantir que le développement et l'utilisation des produits et productions de l'IA, doit respecter « les droits fondamentaux et les valeurs européennes » : les lunettes connectées ne les respectent pas, dotées d’une caméra portée en permanence sur le visage ; elles sont considérées comme trop intrusives. 

La réglementation européenne entend encadrer les innovations et l’emballement liés à l’intelligence artificielle, un point de vue défendable, à condition de ne pas bloquer un monde en transformation avec des entreprises technologiques qui devront s’autoréguler, sous peine de freiner leur développement. « Rien n’arrête le progrès. Il s’arrête tout seul », a écrit Alexandre Vialatte au siècle dernier. À méditer. 

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Lancement sur le marché français de Bausch + Lomb Ultra One Day Multifocale

La rédaction - L'actu lentilles
jeudi, 26 mars 2026

Le laboratoire annonce la commercialisation en France de sa nouvelle lentille journalière multifocale en silicone hydrogel. « Grâce aux technologies de pointe Advanced MoistureSeal et ComfortFeel, qui agissent en synergie avec le film lacrymal, Bausch + Lomb Ultra One Day Multifocale aide à maintenir l’homéostasie de la surface oculaire et offre ainsi un confort prolongé pendant 16 heures », fait valoir le labo. Et d’insister par ailleurs sur la conception innovante du produit : « La géométrie éprouvée 3-Zone Progressive, conçue à partir de sept facteurs visuels humains et optimisée sur neuf distances critiques, favorise une vision sans effort avec des passages fluides entre les trois zones de vision, ainsi qu’un profil de puissance homogène permettant une adaptation simple et prédictible ». Indiquons que cette nouvelle lentille revendique également une forte transmissibilité à l’oxygène, un faible module, une manipulation facile (avec un guide d’adaptation en deux étapes) et une protection UV. Bausch + Lomb Ultra One Day Multifocale se décline à la vente en boîte de 30 (dès ce mois de mars) et boîte de 90 (à partir d’avril) ainsi qu’en essai, en conditionnement de 5 lentilles. Les puissances disponibles ? Sphères de -10,00 à +6,00D par 0,25D, et deux additions : ADD LOW de +0,75D à +1,50D // ADD HIGH de +1,75D à +2,50D. 

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La publicité en optique doit surtout privilégier l’information et la prévention

Maher Kassab - PDG de Gallileo Business Consulting
mercredi, 18 mars 2026

L’existence de la publicité sur les dispositifs optiques fait l’objet, on le sait, d’un débat non seulement au sein du secteur (avec les pour, les contre…)  mais aussi et surtout du côté du législateur. J’aimerais revenir ici sur l’étude que nous avons récemment réalisée sur ce sujet*. Il s’agissait de savoir comment, concrètement, les consommateurs perçoivent cette publicité. Le résultat bat en brèche une idée reçue : non, la publicité n’est pas ressentie comme une incitation à l’achat, comme beaucoup semblent le croire, mais perçue avant tout comme un vecteur d’information. C’est en tout cas ce que nous disent les sondés : près de 9 consommateurs sur 10 reconnaissent le rôle-clé de l’opticien dans la prévention de la santé visuelle. Plus d’un sur deux a vu une communication d’opticien au cours de l’année écoulée.

Pour eux, la publicité est avant tout un moyen utile pour informer sur le suivi visuel, connaître les offres, rappeler les contrôles réguliers et comparer les garanties et prix. Ils retiennent d’abord cette dimension informative, au sens large. Et le côté impulsion d’achat ? Insistons bien sur ce point, 75 % affirment que ces communications n’influencent ni la fréquence de renouvellement de leurs lunettes ni la rapidité de leur visite en magasin. Avec ces données à l’appui, il apparaît donc clairement que l’enjeu pour les opticiens est de (re)centrer la publicité sur la prévention, les garanties, les innovations techniques et la transparence tarifaire, afin de renforcer la confiance et la fidélisation plutôt que de chercher l’impulsion d’achat, à laquelle les gens sont visiblement peu sensibles. 

* Enquête pour le Rassemblement des opticiens de France. Questionnaire en ligne administré du 04/09/2025 au 18/09/2025 auprès d'un échantillon représentatif de la population française ; 3 001 consommateurs interrogés

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