Combien gagnent les opticiens ? Cette enquête de terrain fait le point
Notre confrère L’Échommerces.fr présente les résultats de sa grande enquête menée ces dernières semaines auprès des commerçants indépendants, tous secteurs confondus. Entre autres professions, cette étude indique le revenu moyen mensuel des opticiens-dirigeants… nettement inférieur à la moyenne des salariés du secteur privé. Détails.
Ils ont été 4 864 commerçants dirigeants, tous secteurs confondus, optique y compris, à participer à la grande enquête menée par notre confrère L’Échommerces.fr. Spécialisé sur l’actualité et la situation économique du commerce indépendant, ce média vient de dévoiler les résultats de cette consultation. Les répondants déclarent percevoir « en moyenne des revenus issus de leur travail nettement inférieurs à la moyenne des salariés du secteur privé », résume L’Échommerces. Qui précise : « D’après les dernières données publiées par l’Insee, un salarié du secteur privé à temps plein touche en moyenne un salaire brut mensuel de 3 602 euros (soit 43 224 euros brut annuel). Les données consolidées de notre enquête révèlent de leur côté une rémunération moyenne nettement moins élevée chez les commerçants, à 2 700 euros brut mensuel (soit 32 400 euros brut annuel). De façon générale, donc en prenant en compte tous les domaines d’activité, 28 % des sondés font état d’un revenu inférieur au SMIC net, tandis que 49 % disent se situer entre le SMIC net et le salaire médian net. À peine 23 % sont au-dessus.
Selon les secteurs, les écarts de rémunération sont plus ou moins importants. Les mieux lotis, et de très loin, ce sont les pharmaciens et les parapharmaciens : ils affichent une rémunération brute moyenne de 5 200 euros par mois. Ils devancent largement les buralistes, qui émargent en moyenne à 3 400 euros bruts mensuels, soit un peu mieux que les opticiens. Ces derniers complètent en effet le podium, avec 3 300 euros. Bien que présents dans le top 3, buralistes comme opticiens ont ainsi des rémunérations inférieures à la moyenne des salariés du secteur privé (3 602 euros, rappelons-le). Parmi les commerçants connaissant actuellement une situation compliquée, on peut citer les librairies, les fleuristes, les brocanteurs ou encore ceux qui évoluent dans l’univers de la mode.
Autre enseignement de cette étude : la taille de l’entreprise influe sur le niveau de rémunération. « Le niveau de revenu augmente à mesure que l’entreprise grandit. Les commerçants sans salarié perçoivent ainsi autour de 2 100 euros brut par mois, contre 2 450 euros pour ceux qui emploient entre 1 et 5 personnes. La moyenne grimpe ensuite à 2 850 euros entre 5 et 10 salariés, 3 300 euros entre 10 et 20 salariés et 3 900 euros dans les entreprises de plus de 20 salariés », peut-on lire dans la synthèse de l’enquête qui fait également état, par ailleurs, de l’évolution des revenus entre cette année et 2024, date de la précédente vague de cette étude. 45 % des commerçants interrogés assurent que leurs revenus sont en recul sur les deux dernières années ; 17 % indiquent même une forte baisse. Pour les autres, leur rémunération est restée équivalente (43 %) voire a progressé (12 %) sur la période. Sur ce point de la variation entre 2024 et 2026, l’enquête n’évoque pas précisément la situation de chaque profession, donc on ne sait pas ce qu’il en est pour le cas des opticiens.
Quels qu’ils soient, les commerçants prévoient-ils une amélioration de leur situation à brève échéance ? Pas vraiment, comme l’indique là aussi l’enquête de L’Échommerces.fr. Quand ce n’est pas un franc pessimisme qui domine chez les uns et les autres, dont les opticiens, c’est au minimum une extrême prudence. Au regard des tensions qui pèsent sur le contexte économique actuel et des ralentissements de la consommation, moins de 10 % des répondants seulement voient l’avenir favorablement.
Pour découvrir l'intégralité de cette enquête, c'est ici.
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