On le sait, la concurrence sur le marché du solaire non-correcteur est extrêmement forte. L’opticien a face à lui bien des concurrents, et pas des moindres : enseignes de mode, enseignes de sport, sans oublier bien sûr Internet, un canal de distribution qui ne cesse de monter en puissance. L’erreur que l’opticien ne doit surtout pas commettre, c’est de se détourner de ce segment. L’exemple de la contactologie doit lui servir d’expérience : les opticiens qui ont tenu bon sur le créneau des lentilles sont ceux qui aujourd'hui ont les meilleurs résultats, car la contacto est notamment un levier de fidélisation important. Il doit en être de même avec le solaire non-correcteur, sur lequel on observe un prix moyen de 65 euros, tous canaux de vente confondus. Chez l’opticien spécifiquement, on notera que 37 % des ventes solaires concernent des produits de plus de 100 euros, 30 % des lunettes entre 50 et 100 euros ; quant au reste, il s’agit d’équipements de moins de 50 euros.

Si l’opticien ne doit surtout pas délaisser la catégorie du solaire non-correcteur, c’est parce qu’il y est parfaitement légitime. Il a des atouts indéniables que n’ont pas nécessairement ses concurrents directs : le conseil mode, l’expertise technique, la possible bascule vers le solaire correcteur, sans oublier évidemment tout un univers de belles marques introuvables hors du réseau optique. L’opticien doit avoir en tête que ce n’est pas du tout l’insatisfaction qui détourne le client du canal optique pour son achat en solaire non-correcteur, mais le manque de propositions. Ce qui signifie, concrètement, que l’opticien a tout intérêt à systématiser des offres en la matière dès qu’il en a l’opportunité lors du processus de vente. C’est quand le client est dans le point de vente qu’il faut l’orienter vers ce type d’achat, sans quoi il ira voir ailleurs, où les occasions d’acheter toute l’année ne manquent pas, on l’a dit en commençant. Bref, valoriser le solaire non-correcteur le plus souvent possible est non seulement un axe supplémentaire de croissance, mais aussi et surtout un acte fort de consolidation/réappropriation de son périmètre métier.

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