Alors que se profilent les Journées de la Vision 2026, temps fort médiatique de la prévention visuelle, l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav) constate, chez trop d’opticiens, « de fausses certitudes ou des doutes » quant à ce qu’ils sont en droit de faire en matière de prise en charge des enfants. Une semaine avant le début de l’événement, l'association veut dissiper le flou. 

À moins d’une semaine du début des Journées de la Vision (8-31 octobre 2026), la question se pose de la connaissance, par les opticiens, de la législation concernant la prise en charge visuelle des enfants de moins de 16 ans. Cette question, c’est l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav) qui l’a formulée dans le cadre d’une enquête conduite auprès de quelque mille professionnels. Et les résultats sont pour le moins surprenants : « 70 % des opticiens ont de fausses certitudes ou des doutes quant à leur rôle auprès des plus jeunes », s'étonne l’association. Insistons : ce n’est pas une critique de la part de l’Asnav, mais bien un constat qui vise à mettre en lumière les prérogatives concrètes de l'opticien. 

De toute évidence, des incompréhensions se font jour en matière de maîtrise de la règlementation : « À la question générale "Un opticien a-t-il le droit de tester les capacités visuelles d'un enfant de moins de 16 ans ?", plus du tiers des répondants (34 %) pensent n'avoir aucun droit d'action en la matière. Seuls 32 % des répondants savent qu'un opticien est autorisé, sous conditions, à mener une évaluation visuelle à visée de dépistage et d'orientation », fait observer l’Asnav. Autres idées reçues qui ressortent de cette enquête : « 43 % des opticiens considèrent, à tort, que toute évaluation visuelle d'un enfant avant une consultation ophtalmologique est interdite. Enfin, seul 1 répondant sur 5 sait qu'il peut réaliser une évaluation qualitative des capacités mono et binoculaires sans prescription préalable dans une démarche de dépistage et d'orientation », note encore l’association. Et de rappeler, là-dessus, que la réglementation ne l'interdit pas lorsque cette évaluation ne constitue ni un diagnostic médical ni un acte de réfraction.

Mal informés quant aux attributions que leur octroie le cadre règlementaire, trop d’opticiens s’empêcheraient donc, de fait, de pleinement jouer leur rôle de professionnels de santé de premier recours. « Cette méconnaissance prive les familles d'un relais de prévention précieux et retarde parfois l'orientation vers les professionnels de santé compétents », regrette l’Asnav qui veut, telle une piqûre de rappel, faire passer un message fort à la profession : « L’opticien a toute sa place dans la prévention visuelle des enfants lorsqu'il agit dans le cadre fixé par les textes. » CQFD. 

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