Municipales 2026 : constats sévères et attentes fortes des commerçants
À l’origine d’une consultation nationale pour peser dans le débat des municipales, notre confrère L’Échommerces livre les résultats de son enquête à quelques jours du second tour. Partagez-vous, opticiens, cet état des lieux et cette feuille de route prioritaire ?
Vous faites peut-être partie des quelque 5 600 commerçants ayant participé à la consultation lancée par notre confrère L’Échommerces. Il publie aujourd’hui les résultats de cette enquête qui entend interpeller les futurs élus à travers une synthèse des constats et des revendications de ces acteurs de la vie locale que sont les commerçants. Côté bilan, notons d’abord que le regard des commerçants sur le dernier mandat municipal est plutôt sévère : près de 75 % des réponses font état d’une situation commerciale dégradée au fil des dernières années (près de 50 % des répondants pensent même qu’elle s’est "nettement" détériorée). Au nombre des sujets qui inquiètent le plus les sondés, il y a d'abord la baisse de fréquentation des points de vente, évoquée par près de sept répondants sur dix. Stationnement et accessibilité viennent ensuite, cités par quasiment 60 % des participants. Le niveau des loyers et des charges locatives préoccupent également bon nombre de commerçants (42 %), ainsi que la concurrence grandissante des zones commerciales situées en périphérie et la montée en puissance de l’e-commerce (33 %) ou encore la vacance commerciale (26 %).
Dans ce contexte - une perception globalement négative -, quelles sont les attentes des commerçants envers leurs prochains élus locaux ? Ils attendent en premier lieu des initiatives de nature à relancer la fréquentation des boutiques en centre-ville. Animation commerciale (56 %), facilités de circulation et de stationnement (54 %) comptent parmi les priorités des répondants. Beaucoup souhaitent également un dialogue renforcé avec les décideurs locaux. En clair : ils réclament davantage de concertation dès lors que des décisions municipales - travaux, évolution du stationnement, par exemple - sont susceptibles d’impacter sérieusement leur activité.
Au-delà de ça, il ressort aussi de cette consultation que bien des commerçants estiment que la vitalité commerciale est fonction d’un écosystème global. « Renforcer l’attractivité du centre-ville par l’habitat et les services recueille 38 % des votes, tandis que 34 % des répondants appellent à mieux piloter les implantations de nouveaux commerces et autant à agir, lorsque cela est possible, sur le niveau des loyers commerciaux. Derrière ces résultats, une même idée s’impose : le commerce de proximité ne peut pas être soutenu uniquement à l’échelle de la vitrine ou de la rue, mais doit être pensé dans un environnement plus global, incluant logement, santé, équipements et équilibre commercial », peut-on lire dans la synthèse de L’Échommerces.
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