Une nouvelle collection de lunettes intégrant l’intelligence artificielle voit le jour à l’initiative d’EssilorLuxottica et de son partenaire Meta sous la marque… Meta Glasses. Aux yeux de Mark Zuckerberg, le patron de Meta, ce type d’équipement a vocation à booster les performances cognitives du porteur… 

Après Ray-Ban Meta, Oakley Meta, Meta Ray-Ban Display et Ray-Ban Meta Optics, voilà désormais Meta Glasses (photo). Adossé à son binôme EssilorLuxottica, le géant de la tech lance donc sa propre collection de montures dopées à l’intelligence artificielle maison la plus avancée. D’une certaine façon, on pourrait donc dire que Meta, ici, a parfaitement "métabolisé" le savoir-faire de son partenaire verrier et lunetier. « Tandis que nos marques emblématiques restent un levier majeur de la croissance de la catégorie, cette nouvelle collection est une opportunité de toucher un public encore plus large. Elle permettra aux consommateurs plus sensibles au prix de découvrir le pouvoir des objets connectés dans leur vie quotidienne », a déclaré Francesco Milleri, le PDG d'EssilorLuxottica. Si le patron du leader mondial de l’optique-lunetterie évoque ici la question du prix, c’est parce que les lunettes Meta Glasses sont moins chères - autour de 300 euros - que les collections estampillées Ray-Ban ou Oakley, dont les modèles sont vendus entre 400 et 500 euros, en moyenne, selon les références et fonctionnalités. Cette nouvelle collection, qui comprend trois formes (rectangle, carré, ovale) et qui est compatible avec des verres de prescription, est d’ores et déjà commercialisée outre-Atlantique mais aussi en Europe, y compris en France. 

Ce qui est sans doute le plus intéressant dans cette annonce de lancement, ce sont les propos tenus par Mark Zuckerberg himself. Voilà, entre autres choses, ce que dit l’emblématique PDG de Meta dans le communiqué de presse : « Je suis convaincu que les lunettes sont un vecteur majeur pour accéder à la superintelligence personnelle ». À l’en croire donc, ces lunettes, qui interagissent comme jamais avec l’environnement, auraient vocation à upgrader nos capacités cognitives et sensori-motrices. C’est typiquement une vision de l’humain augmenté, à laquelle des millions de personnes souscrivent déjà… tandis que d’autres, plus circonspectes, s’interrogent. C’est le cas par exemple, en France, de la CNIL qui a récemment soulevé « les enjeux éthiques et sociaux forts » que soulèvent ces nouveaux dispositifs technologiques. Derrière l’argument ludique de la facilitation de notre rapport au monde ou, comme ici avec les déclarations de Zuckerberg, de l’augmentation supposée de nos facultés cognitives, des questions se posent toujours quant à la place que la société veut donner à ces lunettes connectées. S’il y a, économiquement parlant, un évident mouvement de démocratisation des lunettes intelligentes, il y a aussi, dans le même temps, un souci grandissant à propos des objets connectés dans l’espace social. 

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