Le lunetier italien House of Modo se positionne sur le segment des lunettes connectées avec ses Eyefly, dont la commercialisation débute en ce mois de juin. Il choisit délibérément de se concentrer sur la seule fonctionnalité audio car « la vidéo, non seulement superflue, peut être perçue comme possiblement intrusive ». 

« Nous avons l'intention de devenir le leader de cette nouvelle catégorie dans l'industrie optique ». Grandes sont les ambitions d’Alessandro Lanaro, le fondateur et président de Modo, qui se positionne sur le segment des lunettes connectées avec ses Eyefly. Cet équipement intelligent, qui de l’extérieur a tout d’une monture classique, table exclusivement sur un système audio à oreilles libres (les microphones sont en effet intégrés dans les branches). Le porteur peut ainsi écouter musique et podcasts, solliciter un assistant vocal ou prendre un appel. Ce sont des boutons tactiles situés sur les branches qui permettent d’activer telle ou telle fonctionnalité. En revanche, aucun système vidéo embarqué dans cette lunette ; et c’est un choix délibéré, comme l’explique M. Lanaro : « En nous concentrant uniquement sur l'audio, nous offrons une expérience d'écoute libre qui permet de rester connecté tout en préservant la vie privée et celle de votre interlocuteur. Au quotidien, nous pensons que la vidéo est non seulement superflue, mais peut même être perçue comme intrusive ». (En France, rappelons que la CNIL s’est récemment positionné sur ce sujet de la protection de la vie privée). Outre leur dimension technologique et des verres photochromiques, ces lunettes se caractérisent également par la possible personnalisation des branches qui sont, au besoin, interchangeables. Les branches intégrant le dispositif connecté peuvent ainsi être remplacées par des branches standard. Affichant 40 grammes à la pesée, ces Eyefly promettent une autonomie de 6 heures d’écoute. 

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