En matière de traitement de la myopie infantile, les parents restent encore trop sous-informés, constate la 10ème édition de l'Observatoire de la vue des enfants (de 3 à 10 ans), réalisé par Ipsos pour Krys Group. Sensibilisation et prévention doivent plus que jamais prévaloir. 

C’est la rentrée scolaire et ce constat surprend autant qu'il inquiète : 7 parents sur 10 estiment que les problèmes de vue de leur enfant, myopie en tête, nuisent à l’apprentissage, mais 80 % d’entre eux ignorent toujours l'existence des solutions - collyre, verres et lentilles - pour en freiner l’évolution. Voilà, en substance, ce qui ressort de la 10ème édition de l'Observatoire de la vue des enfants (âgés de 3 à 10 ans), conduit par Ipsos pour Krys Group. « Ce constat s'inscrit dans un contexte d’épidémie globale de myopie avec une progression des troubles visuels chez les enfants âgés de 3 à 10 ans. Aujourd’hui, près d’un parent sur deux (47 %) a un enfant suivi pour au moins un problème de vue contre seulement 30 % lors de la création de l’Observatoire, il y a dix ans », commente le groupement coopératif. 

Autant les parents ont donc bien conscience qu’une mauvaise vue entraîne peu ou prou des problèmes de lecture, de fatigue visuelle et/ou de concentration, autant ils méconnaissent l’éventail des traitements existants. L’enquête Ipsos insiste sur le fait que plus de la moitié des parents se déclarent mal informés sur les facteurs de progression de la myopie (54 %) et sur ses conséquences à long terme (56 %), autrement dit les complications à l'âge adulte. Seuls 10 %, soit une proportion infime, se disent finalement très bien informés des facteurs qui peuvent accroître le risque de myopie chez un enfant qui ne l’est pas encore. Krys Group parle ainsi d’un « angle mort dans la prévention » avec, en termes de prise en charge des jeunes porteurs, des trous béants dans la raquette, comme on dit trivialement. Jugez plutôt : à peine 30 % des enfants myopes bénéficient actuellement d'une solution de freination… 

D’où la nécessité, « l’urgence » même, insiste le réseau d’opticiens, de « faire connaître les solutions de freination », par tous les moyens possibles de la prévention. Et l’opticien peut - et doit - être en première ligne dans cette sensibilisation : « Face à ce déficit d'information, les familles se tournent de plus en plus vers des acteurs de proximité. Si l'ophtalmologiste reste le premier interlocuteur des parents (85 %), ils sont désormais 56 % à considérer l’opticien comme un interlocuteur privilégié pour s'informer sur les solutions de freination de la myopie (+ 5 points en un an). Il s'impose ainsi comme le troisième professionnel le plus cité, juste derrière le médecin généraliste et devant l'orthoptiste », relève Krys Group. En clair : aux opticiens, encore et encore, d'ouvrir les yeux des parents sur ce qui se fait de mieux pour les mirettes de leurs enfants. 

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