Le Rassemblement des opticiens de France (ROF) fait positivement écho à la prise de position, hier, du syndicat des ophtalmos contre les « dérives de la téléexpertise en ophtalmologie ». L’instance prône, côté pouvoirs publics, un encadrement clarifié, et, côté filière, la mise en place d’une solution de blockchain fiable. 

À son tour le Rassemblement des opticiens de France se positionne sur les « dérives de la téléexpertise en ophtalmologie ». L’organisation présidée par Jean-François Porte abonde dans le sens des déclarations hier du syndicat des ophtalmologistes, en disant « partager l’essentiel du constat posé par le SNOF ». Et soutient les procédures ordinales, engagées et annoncées par le SNOF hier, contre certains prescripteurs. « Le ROF observe depuis plusieurs années le développement de dispositifs qualifiés de "téléexpertise", qui peut donner lieu à une ordonnance sans donner lieu à un échange entre le patient et le médecin. Ces pratiques mettent en cause la sécurité des patients », peut-on lire dans le communiqué de l’instance syndicale qui ne cible nommément aucune société. 

Comme son homologue du SNOF, le ROF réclame avec insistance des « règles claires et sécurisées », estimant que les Assises de la télémédecine du printemps dernier n’ont pas apporté de « réponse définitive sur ce point ». « En attendant, nous soutenons pleinement la téléconsultation, qui repose sur un échange direct avec le médecin », déclare Jean-François Porte. 

Sur l’autre grief formulé par le SNOF - une « suspicion de fraudes liée aux dépenses de contactologie » [le détournement supposé du forfait lentilles_NDLR] -, le Rassemblement des Opticiens déplore un « préjudice réputationnel subi par notre filière ». Et d’assurer que ses travaux - dont la phase-pilote se poursuit - sur la mise en place d’une blockchain permettant la traçabilité des lentilles, seront de nature, à terme, à empêcher toutes « pratiques frauduleuses ». 

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