Si bon nombre de personnes sont sensibles à la lumière notamment à cette période de l’année, la plupart des personnes malvoyantes la subissent car elles souffrent de photophobie. Protéger sa rétine des rayons nocifs et préserver sa vision résiduelle est primordial.
La première aide visuelle à laquelle vous pensez pour vos clients basse-vision est souvent la loupe, mais pour moi cela devrait être les filtres. Il en existe de toutes sortes aujourd’hui, avec une panoplie de couleurs répondant aux besoins de tous et associés à des montures de plus en plus esthétiques. Coupler une correction optique avec un filtre donnera souvent des résultats surprenants. Imaginez ce que représente le gain d’1/10e pour une personne qui n’en a que 2 : une ombre chinoise devient une personne avec un peu plus de détails et c’est l’assurance de circuler plus aisément dans la rue.
Pour ma part, j’ai augmenté ma vitesse de lecture à l’écran le jour où l'on m’a équipée de filtres jaunes. Je peux travailler beaucoup plus longtemps sur écran sans maux de tête et l’amélioration des contrastes m'offre plus de confort quand je regarde la télévision et plus de précision lorsque j’en ai besoin, en cuisine par exemple.
Les malvoyants sont tous plus ou moins photophobes. Pensez-y et prévoyez le temps d’adaptation nécessaire en consultation avant d’effectuer des tests et de proposer les aides visuelles adéquates. Le problème ne vient pas seulement de la qualité de la lumière, ni de son origine mais de son intensité. Bien prescrits et bien choisis, après de nombreux essais, les filtres apportent un confort inestimable et redonnent plus d’autonomie dans la vie quotidienne.
N’hésitez pas à proposer plusieurs types de filtres en fonction des usages. Ce sont souvent des solutions simples et pratiques qu’il faut privilégier avant de proposer et de les associer à d’autres aides visuelles.