Décidément fin connaisseur des attentes et perceptions des Français en matière d’optique, l’institut OpinionWay signe une nouvelle enquête qui passe en revue les points forts des opticiens et leurs axes de progression. On vous livre les enseignements majeurs de cette étude. 

Il n’y a pas à dire, OpinionWay est certainement l’un des instituts qui connait le mieux le secteur. Régulièrement missionné par différents acteurs de la filière - l’Asnav, Clinique des Yeux, Groupe Afflelou récemment -, le sondeur s’est à nouveau penché sur les attentes des consommateurs en matière d’optique*, cette fois à la demande du Syndicat des industriels et distributeurs en optique-lunetterie (Sidol). Sa note de synthèse est d’une grande richesse, et plusieurs grands enseignements s’en dégagent. Commençons d’abord par le positif : massivement équipés en optique, les Français se montrent globalement « très satisfaits » de leurs équipements. À une réserve près : « Cette satisfaction n'empêche toutefois pas l'expression d'irritants concrets, notamment en ce qui concerne l'entretien et la propreté des verres », relève l’étude, soulignant du même coup une attente claire des consommateurs : si des arguments de marque ou d’image, donc de mode, leur parlent évidemment, ils sont surtout demandeurs de vraies solutions pratiques en termes de confort de port au quotidien. C’est bien la fonctionnalité du produit qui prime avant tout à leurs yeux, et ils se disent même « prêts à payer davantage pour des bénéfices qui répondraient directement à leurs difficultés du quotidien ». 

S’agissant du critère qui pèse le plus dans l'esprit des porteurs au moment de pousser la porte d’un magasin, on retrouve en premier lieu le prix, sans surprise. Cet aspect financier est « le premier filtre de lecture de l'optique, qu'il s'agisse du choix d'une monture, de la gestion du budget ou des attentes formulées envers les professionnels », résume OpinionWay qui insiste sur le fait que « cette contrainte économique structure l'ensemble du rapport des Français à leur santé visuelle ». Si la dimension tarifaire pèse autant, on pourrait penser qu'un dispositif type 100 % Santé ou que les réseaux de soins soient spontanément plébiscités. Apparemment ce n’est pas le cas : OpinionWay constate à ce propos « un déficit de lisibilité » dans le parcours de santé visuelle. Et de préciser que cette « méconnaissance touche plus particulièrement les jeunes et les foyers modestes ». 

On l’a dit en ouverture, les clients sont globalement contents de leur opticien, qu’ils estiment qualifié et compétent. La dimension humaine entre d'ailleurs beaucoup en ligne de compte dans la perception favorable qu’ils ont de ce professionnel de santé… et de proximité. En revanche, il y a un axe sérieux d’amélioration dans « l'accompagnement post-achat, qui reste insuffisamment proposé », fait remarquer l’enquête. Il ressort également de cette étude que l’opticien a décidément tout intérêt à s’investir plus activement sur des segments délaissés (la contactologie), sous-exploités (le solaire) ou insuffisamment valorisés, au premier rang desquels l’origine France, le reconditionné ou encore les innovations technologiques. Autant de domaines où les consommateurs attendent visiblement de leur interlocuteur opticien qu’il soit force de proposition... 

* Étude réalisée du 19 août au 1er septembre 2026 auprès d’un échantillon de 2 034 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

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