L’institut Altares publie son observatoire trimestriel des défaillances d’entreprises, et les opticiens, dans la continuité de 2025, ne sont pas épargnés par un contexte économique décidément morose. 

C’est le plus mauvais premier trimestre depuis que l’observatoire Altares suit le secteur de l’optique, c’est-à-dire 2016... Les trois premiers mois de 2026 enregistrent en effet 43 défaillances d’entreprises chez les opticiens, dont 28 liquidations judiciaires et 14 redressements. À cela il faut ajouter les 3 procédures de sauvegarde déclarées sur la même période. Comme nous le disions d’emblée, jamais la sinistralité n’avait été aussi élevée pour un début d’année. Il faut remonter à 2018 pour retrouver autant de turbulences entre janvier et mars ; il y a avait alors eu 41 procédures engagées.

Le secteur de l’optique continue donc, comme en 2025 année-record en la matière avec 159 défaillances au total, à être assez sérieusement impacté. Et ce à l’image d’une bonne partie du tissu économique français : avec près de 19 000 procédures collectives ouvertes depuis le début d’année, le premier trimestre 2026 se clôture sur une hausse de 6,4 % des défaillances. « La sinistralité atteint un niveau record portant le nombre de défauts à 71 100 sur 12 mois glissants. Si la situation s’améliore pour les grandes structures (100 salariés et plus), elle se tend sévèrement pour les PME de 20 à 99 salariés (+ 12 %). Les TPE restent parmi les plus touchées et concentrent trois quarts des procédures (+ 11 %). Le nombre de redressements judiciaires explose (+ 14 %) alors que les liquidations judiciaires ou sauvegardes contiennent la hausse sous 4 %. Sur ce premier trimestre, plus de 75 000 emplois sont menacés, un niveau record depuis la crise de 2009 », constate l’institut Altares. 

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